Industrie 4.0 / IIoT

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Défis

L’industrie 4.0, avec l’IIoT, l’impression 3D, la robotique et les CPS, transforme les technologies de fabrication grâce à une automatisation et une connectivité accrue. Les systèmes ouverts posent de nouveaux risques, nécessitant une cybersécurité intégrée dès le début pour prévenir les menaces potentielles.

Notre solution et bénéfices

Moabi fournit des analyses de cybersécurité pour évaluer et tester les nouveaux systèmes et équipements, permettant aux industriels de comparer les fournisseurs et d’exiger des niveaux de sécurité élevés dès le processus de sélection.

Résultats

Protégez l’industrie 4.0 avec des audits de sécurité cohérents et durables, basés sur des métriques clés pour garantir des améliorations continues.

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TechDef06 : MOABI au contact des besoins technologiques de la Défense

Le 22 septembre 2026, MOABI participait à la première édition de TechDef06, organisée au Parc Phoenix de Nice à l’initiative de la Délégation militaire départementale des Alpes-Maritimes. Et il ne s’agissait pas d’un salon technologique comme les autres. TechDef06 a été pensé comme un lieu de rencontre entre deux mondes qui ont beaucoup à apprendre l’un de l’autre : d’un côté, les forces armées et leurs besoins opérationnels ; de l’autre, les entreprises, startups, chercheurs et acteurs institutionnels qui développent les technologies susceptibles d’y répondre. Pour cette première édition, 40 exposants et 250 participants étaient réunis autour d’un même objectif : rapprocher les technologies développées sur notre territoire des besoins des forces armées. MOABI faisait partie des entreprises sélectionnées pour présenter leur technologie. Pour nous, cette sélection est particulièrement importante. Elle témoigne de l’intérêt que peuvent représenter les technologies de cybersécurité et d’analyse logicielle pour des environnements où la maîtrise, la confiance et la souveraineté technologique sont essentielles. Montrer la technologie, pas seulement en parler Jonathan Brossard et Khalil Bouzoffara étaient présents pour représenter MOABI et, surtout, pour montrer concrètement ce que notre technologie permet de faire. Tout au long de la journée, ils ont pu échanger directement avec des militaires, des industriels et différents acteurs intéressés par notre approche, mais également réaliser plusieurs démonstrations de la plateforme. Ces discussions ont permis d’aborder des problématiques très concrètes. Les systèmes modernes reposent sur des chaînes logicielles de plus en plus complexes. Logiciels propriétaires, composants open source, firmwares, systèmes embarqués et technologies provenant de multiples fournisseurs peuvent cohabiter au sein d’un même environnement. Dans le domaine de la Défense, une question devient alors particulièrement importante : comment vérifier réellement la sécurité d’un composant logiciel lorsque l’on ne dispose pas nécessairement de son code source ? C’est précisément sur ce type de problématique que travaille MOABI. Dans un environnement aussi exigeant que celui de la Défense, la confiance envers un fournisseur reste nécessaire. Mais la confiance seule ne suffit pas toujours. Il faut aussi pouvoir vérifier. Retrouver tout un écosystème autour des besoins de la Défense TechDef06 a également été l’occasion de retrouver une grande partie de notre écosystème proche : entreprises technologiques, chercheurs, acteurs académiques et institutions avec lesquels nous échangeons régulièrement à Sophia Antipolis et sur la Côte d’Azur. La technopole était particulièrement bien représentée, avec 22 entreprises et acteurs de l’écosystème sophipolitain parmi les exposants. Cette diversité était d’ailleurs l’une des forces de la journée. Cybersécurité, intelligence artificielle embarquée, observation de la Terre, communications, navigation autonome, drones ou encore reconstruction 3D : les technologies présentées couvraient des domaines très différents, mais avec un même fil conducteur, celui de leur confrontation aux besoins opérationnels de la Défense. C’est aussi ce qui rend ce type d’événement particulièrement utile pour une entreprise deep-tech. Une technologie peut être excellente dans un laboratoire ou impressionnante lors d’une démonstration. Mais c’est en échangeant avec ceux qui pourraient réellement l’utiliser que l’on comprend les contraintes auxquelles elle devra répondre. Les discussions avec les militaires présents ont ainsi été particulièrement intéressantes pour confronter notre vision de la sécurité logicielle à leurs problématiques et à leurs environnements. De la recherche au besoin opérationnel Cette proximité entre recherche, industrie et utilisateurs finaux est particulièrement importante dans le domaine de la Défense. La DMD06 résume d’ailleurs TechDef06 comme un espace destiné à créer des passerelles entre celles et ceux qui développent les technologies et celles et ceux qui pourront les mettre au service des besoins opérationnels. Cette philosophie nous parle particulièrement. MOABI est née de travaux avancés en cybersécurité, en reverse engineering et en analyse de vulnérabilités. Mais la recherche n’a réellement d’impact que lorsqu’elle peut sortir du laboratoire, être industrialisée et répondre à des problématiques concrètes. Pouvoir présenter notre technologie directement à des représentants des forces armées, recueillir leurs réactions et discuter de leurs contraintes constitue donc une étape particulièrement intéressante. Notre sélection pour cette première édition de TechDef06 ne signifie évidemment pas que notre technologie a été adoptée ou validée par les Armées. Elle constitue en revanche un signal encourageant : les problématiques auxquelles nous travaillons trouvent un écho auprès des acteurs de la Défense. Et pour une entreprise qui travaille sur la sécurité des logiciels, des systèmes et de leur supply chain, c’est une discussion que nous souhaitons continuer. Une première édition réussie, sous le soleil niçois Enfin, difficile de parler de cette journée sans évoquer son cadre. TechDef06 s’est déroulé au Parc Phoenix de Nice, un Jardin Remarquable qui rassemble plus de 2 500 espèces végétales et un important espace animalier. Un environnement assez inhabituel pour discuter cybersécurité, souveraineté, drones et technologies de Défense. Très beau cadre, donc. Très chaud aussi. Mais Jonathan et Khalil ont survécu au soleil niçois et sont surtout repartis avec de nombreuses rencontres, des discussions techniques intéressantes et plusieurs contacts avec lesquels poursuivre les échanges. Nous remercions la Délégation militaire départementale des Alpes-Maritimes et l’ensemble des organisateurs pour la sélection de MOABI et pour cette première édition de TechDef06. Merci également aux militaires, industriels, chercheurs, partenaires et acteurs institutionnels venus découvrir notre technologie et échanger avec notre équipe. La Défense de demain sera aussi logicielle. Et lorsqu’un système devient dépendant du logiciel, être capable de comprendre et de vérifier ce logiciel devient un enjeu stratégique. C’est précisément sur ce terrain que nous souhaitons continuer à apporter notre expertise.

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DEF CON 34 : Jonathan Brossard présente ses travaux sur la découverte automatisée de vulnérabilités

DEF CON occupe une place particulière dans le monde de la cybersécurité. Depuis plus de trente ans, la conférence rassemble à Las Vegas chercheurs en sécurité, hackers, ingénieurs et spécialistes de la sécurité offensive venus présenter leurs découvertes, leurs outils et leurs travaux devant une communauté internationale particulièrement exigeante. Être sélectionné pour y présenter ses recherches constitue donc une reconnaissance importante. Cette année, Jonathan « endrazine » Brossard, CTO de MOABI, était de nouveau speaker à DEF CON avec une conférence consacrée à ses derniers travaux : Witchcraft Solver: Automated 0day Discovery in Stripped Binaries. Partir d’un binaire et rechercher automatiquement des vulnérabilités Le problème auquel s’attaque Witchcraft Solver est simple à formuler, mais considérablement plus difficile à résoudre. Prenons un logiciel compilé dont nous ne possédons pas le code source. Les symboles ont été supprimés et aucun environnement spécifique n’a été préparé pour faciliter son analyse. Comment rechercher automatiquement des vulnérabilités dans ce logiciel et progresser jusqu’à l’obtention d’une preuve de concept ? C’est précisément l’objectif des travaux présentés par Jonathan à DEF CON. Witchcraft Solver propose une chaîne automatisée combinant plusieurs techniques avancées de recherche en cybersécurité. Le binaire est d’abord transformé afin de permettre son analyse sous une représentation intermédiaire LLVM. Une première analyse permet ensuite de réduire le nombre de cibles pertinentes avant de faire intervenir en parallèle plusieurs moteurs de vérification formelle. Les résultats obtenus alimentent ensuite des techniques de fuzzing dirigé et d’exécution concolique afin de confronter les vulnérabilités potentielles au comportement réel du programme et de progresser vers des preuves de concept concrètes. L’enjeu n’est donc pas simplement de détecter une anomalie. Il s’agit de réduire progressivement la distance entre un binaire inconnu et la démonstration qu’un comportement vulnérable existe réellement. Confronter la recherche aux logiciels réels Un autre aspect important des travaux présentés concerne leur application à des environnements représentatifs de la réalité industrielle. Selon les résultats présentés par Jonathan, l’approche multi-architecture étudiée a été confrontée à un corpus de 39 364 binaires ELF de production et permet de prendre en charge différentes architectures, notamment ARM64, ARMv7, RISC-V et s390x. La chaîne a également été testée sur une vulnérabilité connue de libjpeg-turbo, CVE-2023-2804. Dans l’expérimentation présentée, l’utilisation de SymQEMU permet d’obtenir un premier crash en 25 minutes à partir d’un binaire stripped, sans disposer du code source. Ces travaux explorent ainsi une question particulièrement importante pour la recherche en sécurité : jusqu’où pouvons-nous automatiser des tâches historiquement réservées à des experts disposant de compétences avancées en reverse engineering et en analyse de vulnérabilités ? Un enjeu qui dépasse largement la recherche académique Cette problématique possède également une dimension industrielle évidente. Les produits numériques modernes sont constitués de nombreux composants. Logiciels propriétaires, bibliothèques open source, firmwares, composants tiers et développements fournisseurs coexistent au sein de systèmes dont la complexité ne cesse d’augmenter. Et l’entreprise qui utilise ou intègre ces composants ne possède pas nécessairement leur code source. Pourtant, elle doit pouvoir évaluer leur sécurité. Cette problématique devient particulièrement importante dans les environnements industriels, embarqués ou critiques, où certains équipements peuvent rester en production pendant de nombreuses années et intégrer des composants provenant de multiples fournisseurs. L’analyse du logiciel tel qu’il est réellement livré devient alors essentielle. C’est aussi ce qui rend la recherche en analyse binaire particulièrement intéressante : elle permet de travailler directement sur l’artefact final, sans dépendre nécessairement de l’environnement de développement qui l’a produit. Un retour à DEF CON qui compte particulièrement Cette intervention s’inscrit dans une histoire déjà longue entre Jonathan Brossard et DEF CON. Jonathan y avait précédemment présenté ses recherches autour de BitLocker et TrueCrypt en 2008, Rakshasa en 2012, puis ses travaux autour de la Witchcraft Compiler Collection en 2016. Son retour en 2026 avec Witchcraft Solver poursuit donc près de vingt ans de contributions et de travaux autour de la sécurité offensive, du reverse engineering et de la recherche de vulnérabilités. Son parcours l’a également conduit à présenter ses recherches dans plusieurs conférences internationales majeures du monde industriel et académique, parmi lesquelles Black Hat, CCC, HITB, IEEE, USENIX et ACM. Il finalise aujourd’hui un doctorat consacré au reverse engineering au CNAM, où il a également enseigné pendant plusieurs années. Pour MOABI, voir notre CTO revenir présenter ses recherches à DEF CON constitue naturellement une grande fierté. Mais au-delà de la reconnaissance individuelle, cette intervention illustre surtout une conviction : développer des technologies avancées de cybersécurité nécessite de maintenir un lien étroit entre recherche, expérimentation et problèmes industriels réels. Comprendre profondément les logiciels, explorer de nouvelles méthodes d’analyse, automatiser ce qui semblait difficilement automatisable et confronter les résultats à la communauté internationale font partie de cette démarche. La recherche ne doit pas rester confinée aux laboratoires ou aux conférences. Elle prend tout son sens lorsqu’elle permet progressivement de répondre à des problématiques concrètes de sécurité. Après 2008, 2012 et 2016, Jonathan Brossard était donc de retour à DEF CON en 2026. Avec, cette fois, une question particulièrement ambitieuse : jusqu’où peut-on automatiser la recherche de vulnérabilités lorsque tout ce dont on dispose est le binaire ?

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