
TechDef06 : MOABI au contact des besoins technologiques de la Défense
Le 22 septembre 2026, MOABI participait à la première édition de TechDef06, organisée au Parc Phoenix de Nice à l’initiative de la Délégation militaire départementale des Alpes-Maritimes. Et il ne s’agissait pas d’un salon technologique comme les autres. TechDef06 a été pensé comme un lieu de rencontre entre deux mondes qui ont beaucoup à apprendre l’un de l’autre : d’un côté, les forces armées et leurs besoins opérationnels ; de l’autre, les entreprises, startups, chercheurs et acteurs institutionnels qui développent les technologies susceptibles d’y répondre. Pour cette première édition, 40 exposants et 250 participants étaient réunis autour d’un même objectif : rapprocher les technologies développées sur notre territoire des besoins des forces armées. MOABI faisait partie des entreprises sélectionnées pour présenter leur technologie. Pour nous, cette sélection est particulièrement importante. Elle témoigne de l’intérêt que peuvent représenter les technologies de cybersécurité et d’analyse logicielle pour des environnements où la maîtrise, la confiance et la souveraineté technologique sont essentielles. Montrer la technologie, pas seulement en parler Jonathan Brossard et Khalil Bouzoffara étaient présents pour représenter MOABI et, surtout, pour montrer concrètement ce que notre technologie permet de faire. Tout au long de la journée, ils ont pu échanger directement avec des militaires, des industriels et différents acteurs intéressés par notre approche, mais également réaliser plusieurs démonstrations de la plateforme. Ces discussions ont permis d’aborder des problématiques très concrètes. Les systèmes modernes reposent sur des chaînes logicielles de plus en plus complexes. Logiciels propriétaires, composants open source, firmwares, systèmes embarqués et technologies provenant de multiples fournisseurs peuvent cohabiter au sein d’un même environnement. Dans le domaine de la Défense, une question devient alors particulièrement importante : comment vérifier réellement la sécurité d’un composant logiciel lorsque l’on ne dispose pas nécessairement de son code source ? C’est précisément sur ce type de problématique que travaille MOABI. Dans un environnement aussi exigeant que celui de la Défense, la confiance envers un fournisseur reste nécessaire. Mais la confiance seule ne suffit pas toujours. Il faut aussi pouvoir vérifier. Retrouver tout un écosystème autour des besoins de la Défense TechDef06 a également été l’occasion de retrouver une grande partie de notre écosystème proche : entreprises technologiques, chercheurs, acteurs académiques et institutions avec lesquels nous échangeons régulièrement à Sophia Antipolis et sur la Côte d’Azur. La technopole était particulièrement bien représentée, avec 22 entreprises et acteurs de l’écosystème sophipolitain parmi les exposants. Cette diversité était d’ailleurs l’une des forces de la journée. Cybersécurité, intelligence artificielle embarquée, observation de la Terre, communications, navigation autonome, drones ou encore reconstruction 3D : les technologies présentées couvraient des domaines très différents, mais avec un même fil conducteur, celui de leur confrontation aux besoins opérationnels de la Défense. C’est aussi ce qui rend ce type d’événement particulièrement utile pour une entreprise deep-tech. Une technologie peut être excellente dans un laboratoire ou impressionnante lors d’une démonstration. Mais c’est en échangeant avec ceux qui pourraient réellement l’utiliser que l’on comprend les contraintes auxquelles elle devra répondre. Les discussions avec les militaires présents ont ainsi été particulièrement intéressantes pour confronter notre vision de la sécurité logicielle à leurs problématiques et à leurs environnements. De la recherche au besoin opérationnel Cette proximité entre recherche, industrie et utilisateurs finaux est particulièrement importante dans le domaine de la Défense. La DMD06 résume d’ailleurs TechDef06 comme un espace destiné à créer des passerelles entre celles et ceux qui développent les technologies et celles et ceux qui pourront les mettre au service des besoins opérationnels. Cette philosophie nous parle particulièrement. MOABI est née de travaux avancés en cybersécurité, en reverse engineering et en analyse de vulnérabilités. Mais la recherche n’a réellement d’impact que lorsqu’elle peut sortir du laboratoire, être industrialisée et répondre à des problématiques concrètes. Pouvoir présenter notre technologie directement à des représentants des forces armées, recueillir leurs réactions et discuter de leurs contraintes constitue donc une étape particulièrement intéressante. Notre sélection pour cette première édition de TechDef06 ne signifie évidemment pas que notre technologie a été adoptée ou validée par les Armées. Elle constitue en revanche un signal encourageant : les problématiques auxquelles nous travaillons trouvent un écho auprès des acteurs de la Défense. Et pour une entreprise qui travaille sur la sécurité des logiciels, des systèmes et de leur supply chain, c’est une discussion que nous souhaitons continuer. Une première édition réussie, sous le soleil niçois Enfin, difficile de parler de cette journée sans évoquer son cadre. TechDef06 s’est déroulé au Parc Phoenix de Nice, un Jardin Remarquable qui rassemble plus de 2 500 espèces végétales et un important espace animalier. Un environnement assez inhabituel pour discuter cybersécurité, souveraineté, drones et technologies de Défense. Très beau cadre, donc. Très chaud aussi. Mais Jonathan et Khalil ont survécu au soleil niçois et sont surtout repartis avec de nombreuses rencontres, des discussions techniques intéressantes et plusieurs contacts avec lesquels poursuivre les échanges. Nous remercions la Délégation militaire départementale des Alpes-Maritimes et l’ensemble des organisateurs pour la sélection de MOABI et pour cette première édition de TechDef06. Merci également aux militaires, industriels, chercheurs, partenaires et acteurs institutionnels venus découvrir notre technologie et échanger avec notre équipe. La Défense de demain sera aussi logicielle. Et lorsqu’un système devient dépendant du logiciel, être capable de comprendre et de vérifier ce logiciel devient un enjeu stratégique. C’est précisément sur ce terrain que nous souhaitons continuer à apporter notre expertise.








